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On se réveille suite à une nuit des plus mouvementée : la pire chose qui pouvait arriver lorsque l’on fait du camping sauvage : se faire pogner la nuit … On entends un mec nous parler en dehors de la tente, les phares d’une voiture éclairent la tente … Pourvu que ça ne soit pas la police :D Denis, Olivier et moi-même nous réveillons. François qui avait mis des boules quiès, car il y avait du bruit, dort comme un caribou (je ne pouvais pas mettre marmotte, il en a pas trop la gabarit). On entend un mec cracher et parler en québécois ??!!! Euh, qu’est ce qui se passe les gens de part ici ils devraient parler anglais. Quoi qu’il en soit ça ne nous choque pas. Il semblerait que ça soit le proprio et demande ce qu’on fait ici. On lui explique qu’on a planté notre tente pour passer la nuit et qu’on fait le tout de la Gaspésie et que demain matin on sera reparti. Ca lui convient comme réponse, il repart … Ouf !!!! Le cœur qui bat à 200 à l’heure, on a un peu du mal à se rendormir vu les émotions.
Le matin, Denis se rappellera avoir entendu une voiture s’être arrêtée près de la tente un peu plus tôt dans la nuit. Sans doute, un mec qui avait remarque la tente et qui a du prévenir le mec. Alala, c’est bien la dernière nuit de camping sauvage qu’un truc comme ça peut nous arriver !
Le matin, venu, on raconte l’histoire à François, déjeune puis repart direction l’inconnu, car on ne sait pas où on est, ni où mène la route que l’on emprunte, on sait juste que l’on veut aller vers Edmundston et peut être plus si on est motivé. Halifax on sait déjà que ça ne sera pas possible d’y aller, à moins que je ne me dope. Ca sera pour une prochaine fois ;)
Voici le type de paysage que nous avons vu au Nouveau Brunswick. C’est joli, mais un peu vide :D
En arrivant sur l’autoroute, mon sens de l’orientation est mis à rude épreuve : en effet, depuis hier soir, j’ai cru que nous avions longé la frontière avec le Québec, donc je ne comprends pourquoi Edmundston est à l’opposé de Fredericton … Plus tard, je découvrirais que la route que nous avons emprunté descendait en diagonale dans le nouveau Brunswick.
1 à 2 H de route plus tard, nous voila arriver à Edmundston
Alors oliv ça te plait Edmundston ?
y’a pas grand-chose à voir dans le centre ville. Nous nous engageons dans un centre commercial où l’on trouve des toilettes !!!! et où l’on apprends un truc super « étrange », ici aussi les gens parlent québécois !!! Ca nous fait un mini-choc car on était tous persuadés que les nouveaux brunswickois ne parlaient qu’anglais, ce qui aurait une explication logique au fait que les québécois ne viennent pas dans le coin.
En fait, dans le coin à part des magasins, qui attirent tout de même quelques québécois, y’a tellement rien, que je comprends que ça n’attire pas beaucoup de touristes :D En tout cas pas en cette saison.
Cette découverte faite, nous entamons un tour de la ville en voiture : on passe devant l’université de Moncton
Et je découvre une faculté de foresterie. C’est bien la première fois que je vois ça !
On passe devant un super musée que l’on avait trouvé je ne sais plus où (peut être sur conseil de personnes que l’on a rencontré). Quoi qu’il en soit, le musée n’est ouvert qu’en soirée… D’où le SUPER musée … Bon de toutes façons, la moitié de la voiture n’était pas enchanté à l’idée de visiter un musée :)
Au détour d’un quartier on tombe nez à nez devant le une construction étrange qui nous fait nous arrêter : le fortin du p’tit salut (1841)
francois se repose 5min, à défaut de pouvoir le visiter
Vraiment super la ville où y’a rien
sauf l’université vue plus haut, une jolie église et un centre commercial où l’on a pu nous ravitailler.
Le réservoir de la voiture commence à crier famine, alors même si le carburant d’ici (malgré ce que pensait Olivier) est un peu plus cher qu’au Québec, je dois prendre un peu de carburant. A peine je m’arrête, je vais pour prendre la pompe qu’une pompiste accourt et prend la pompe pour faire le plein à ma place. Ah ok ! Je crois bien que c’est la première fois que je me fais servir :)
Le réservoir un peu plus plein, nous repartons ensuite pour le Québec !!!
Histoire de dire, nous faisons un pic-nic juste à la frontière Québec / nouveau Brunswick
oliv aime bien les avions de la WWII
Pour se rappeller de notre derniére rentrée au Québec (en tout cas pour oliv et moi) on se prends en photo devant le panneau ‘Bienvenue au Québec’.
Vous ne nous voyez pas ?
Il semblerait que j’ai mal positionné l’appareil photo.
Bon, ok on en reprends une
Nous nous arrêtons dans une ville bien sympa au bord d’un lac. Riviére-Bleue si je ne me trompe pas. On est juste au bord du Maine, mais on a plus nos papiers verts et la voiture ne doit pas sortir du Canada, alors pas de dernier saut aux Etats-Unis pour notre dernier voyage. Il est encore tôt dans la matinée et on ne veut pas encore rentrer de suite à Montréal. Pendant que les uns regardent le guide pour voir ce que l’on peut et que Francois parle aux gens du coin
Moi je me repose un peu et profite du beau temps et surtout de la superbe vue qui nous est offerte.
Après 10 min de glandage et un nouveau planning formé, nous voila reparti
pour des routes encore super jolies
En arrivant vers Notre-Dame-du-Lac, on aperçoit une vue idyllique
Aie aie, que c’est beau la maison, le lac, la brume …….
C’est vraiment un paysage enchanteur !!!
À Lac-des-Aigles, juste avant Esprit-Saint, ça ne s’invente pas, je fais le plein, enfin le pompiste me fait le plein (Note : c’est la deuxième fois le même jour que je me fait servir de l’essence). Je profite avec joie d’une baise du prix de l’essence que le garagiste vient juste d’appliquer. Hé oui, au Canada, les pétrolières, un peu moins gripsou qu’en Europe, et bah ça leur arrivent de BAISSER le prix du carburant !!! Ce n’est pas comme en France où ça monte toujours et ça ne baisse jamais.
On entre ensuite dans un parc national près de rimouski. Le parc duchénier si je ne trompe pas.
Après voir un lièvre, on aperçoit une biche qui fuit dès que la voiture est trop prés d’elle.
On s’arrête pour faire une des balades
Grrr les biches ont toutes chiées sur tout le chemin !!! Et pas à coté QUE sur le chemin !!! Pas croyable
Un petit torrent sympa en contrebas
Le chemin est très bien balisé, on est seul dans la nature, on a fini nos cours et en plus il fait beau !!! Que demander de plus ? Une douche ? ouais c’est vrai que ça pourrait être bien ça !
wahou le pont suspendu, il faut qu’on y aille !!!
la rivière depuis le pont
Aller une petite photo de groupe
y’a des cameras qui surveillent le pont !!!
De l’autre coté de la berge, on se dirige vers un point de vue tout proche
Mais c’est quoi cette chute au loin ?
Allez photo, ça se voit tant que ça fait 4 jours que j’ai pas pris de douche ?
Bon bah on a pas le choix, on est obligé d’aller voir cette chute de plus prés !
C’est parti pour 300 marches : la descente aux enfers que ça s’appelle. Olivier nous fait quelques vidéos délires en se filmant lors de la montée et de la descendante. Il voulait faire ça le plus rapidement et François censé avoir un seul poumon fonctionnel a bourriné comme si de rien n’était.
La rivière grand macpès dans toute sa splendeur
Une fois en bas, tout le monde se met un peu d’eau sur le visage pour se rafraîchir, car mine de rien, il faut chaud
ok ça porte bien son nom : la descente aux enfers
on revoit notre pont suspendu
La montée se déroula aussi à un rythme infernal (enfin du mieux que l’on pouvait :D ).
En reprenant les chemins de terres pour sortir du parc et retourner vers la civilisation, on a revu une biche et des espèces de mini écureuil que je n’ai pas réussi à photographier.
C’est vrai que passer à la réserve nous a fait faire un petit détour, mais ça valait le coup !
Rimouski au loin
on repasse ensuite par un coin du parc du bic
où on voit enfin quelques animaux
Juste après on découvre une jolie cascade que personne ne voulait prendre en photo, je suis donc OBLIGE de descendre la voiture. C’est bien parce que c’est le dernier jour de voyage :)
Sur le retour, j’ai l’idée folle de manger dans une cabane à sucre. Je sais que l’île d’Orléans en est remplit, car j’y suis déjà passé avec mes parents … avant la saison des sucres. On se dépêche donc de rentrer sur l’île, bien sur l’office du tourisme est fermé, donc on doit se débrouiller et ça ne sera pas facile. On arrive dans une cabane qui vient juste de fermée et nous en indique une à l’entrée de l’île où je me dépêche d’aller. Yes, c’est ouvert, y’a un car et plusieurs voitures !!!! Malheureusement pour nous, étant environ 20H30, ils allaient bientôt fermé et ne voulaient pas nous prendre :’(
Tout triste, le temps se met avec nous et pleure … on a plus qu’à aller manger dans un PFK aux abords de Québec.
Il nous reste ensuite un peu plus de 3H de route à faire pour rentrer à Montréal. Mais je suis super fatigué et la pluie redouble d’intensité, les camions roulent comme si de rien n’étaient. La fatigue étant de plus en plus forte, je m’arrête sur une aire d’autoroute pour faire une pause, car j’aimerais bien qu’on rentre en un morceau à Montréal. Nous arrivons à Montréal vers 00H. On commence par déposer Olivier, qui chargé comme une mule avec ses bagages et surtout l’équipement de camping remonte seul. Ensuite direction polytechnique : où je dépose Denis et où francois reprends ses affaires qui sont au … labo.
Voyons le bon coté des choses, je vois poly une dernière fois :’(
Je finis par ramener François chez lui et enfin rentrer chez nous et enfin prendre une douche avant d'aller dormir.
Voila le parcours que nous avons fait, un truc comme 2400kms, une petite moyenne de 600kms par jour. C’est pas mal.
Personnellement je suis bien content de mon voyage, même si on nous avait bien fait comprendre que ce n’était pas du tout la bonne saison pour y aller. C’est vrai qu’il n’y avait pas de neige partout, que la nature n’était pas encore réveillée. MAIS j’ai adoré voir le peu d’animaux qu’on a vu : orignaux et ourson versions naturel étaient pour moi une grande découverte. Les paysages étaient pour la plupart tous magnifiques. Bien sur on a encore roulé beaucoup, mais c’est comme ça la Gaspésie. Ma seule grosse déception fut l’île Bonaventure, je suis vraiment triste de ne pas avoir pu la visiter. On est venu juste avec la saison, en contre parti, ça nous a permis d’être bien seul et ce n’est pas plus mal, car je pense que si nous étions plus dans les parcs naturels et autres réserves fauniques, on aurait sûrement vu moins d’animaux.
Un autre voyage qui fut certes moins marquant que notre semaine extraordinaire en Floride, mais qui restera gravée elle aussi dans nos mémoires pour un bon bout de temps (sans doute jusqu'à Alzehmer).
Merci les mecs, on a « encore » passé un bon voyage together.
C’est quoi la prochaine destination ? ;0)